Quatre ans après Fragments, Simon Green rallume la machine. Bonobo publie ce vendredi 11 septembre Distance In Static, son septième album studio, toujours sur Ninja Tune. Quatorze titres, une poignée de voix invitées et cette signature reconnaissable entre mille : une électronique organique, chaude, qui respire autant qu'elle fait danser.

Un disque enregistré aux quatre coins du monde

Le projet s'est construit par sessions successives, entre Los Angeles, Tokyo, Londres et le Broken Arrow Ranch en Californie. Cette géographie éclatée s'entend : Bonobo mêle instruments réels retravaillés, samples iraniens anciens et enregistrements de guzheng, la cithare chinoise. On y chante en anglais, en ourdou et en japonais, ce qui donne au disque une texture cosmopolite rare dans la production électronique actuelle.

Côté invités, le casting impressionne : Arooj Aftab, lauréate d'un Grammy, la Britannique Joy Crookes, Nilüfer Yanya, la Japonaise Ichiko Aoba, Nicole Miglis de Hundred Waters ou encore Aanya Martin. Autant de timbres différents que Bonobo intègre sans jamais écraser sa propre grammaire sonore.

« Me and You », le premier signal envoyé au dancefloor

Le single d'ouverture, Me and You, avait été testé grandeur nature lors de DJ sets surprises organisés à Londres et à Paris. Plus club, plus frontal que la moyenne de son répertoire, il annonce un album qui n'a pas peur d'assumer le rythme. De quoi ravir ceux qui suivent Bonobo depuis Black Sands comme ceux qui l'ont découvert en festival.

Pour une radio qui vit au tempo de la dance et de l'électro, ce genre de sortie est une aubaine : Bonobo fait partie de ces artistes capables de réconcilier la platine du samedi soir et l'écoute attentive du dimanche matin. Rendez-vous vendredi.