Il y a des retours qui se contentent de cocher les cases, et il y a ceux qui racontent quelque chose. I Know Too Much, sixième album studio d'Ellie Goulding paru le 4 septembre chez Polydor, appartient clairement à la seconde catégorie. Dix titres, pas un de plus, et une chanteuse britannique qui range enfin les grands effets pour parler d'elle sans filtre.

« I Know Too Much parle d'amour et de pouvoir, de confiance et d'instinct. Des histoires qu'on se raconte sur les autres, et de celles, plus étranges encore, qu'on se raconte à soi-même », résume l'artiste. Le disque avait été annoncé par trois singles — « Black Prada Dress », « 4 Seasons » et « Ravers » — qui balayaient déjà un spectre très large, du gospel revisité au folk à fleur de peau.

« Ravers », le clin d'œil que les amateurs de dance attendaient

C'est pourtant le morceau de clôture qui a fait le plus de bruit. « Ravers » est le tout premier titre électronique solo de sa carrière, un comble pour une voix qui a signé quelques-uns des plus gros disques de club de la dernière décennie aux côtés de Calvin Harris, Kygo, Skrillex, Diplo ou Major Lazer. Ellie Goulding l'a raconté au micro d'Apple Music : ce morceau la ramène à son adolescence, quand la musique électronique était son refuge. « J'ai grandi en écoutant de l'électro, et ça m'a redonné ce sentiment de liberté », confiait-elle.

Une carrière qui ne ralentit pas

Les chiffres donnent le vertige : plus de 55 milliards d'écoutes cumulées, 44 millions d'albums vendus, et le record du plus grand nombre d'entrées au classement des singles britanniques pour une artiste solo. Cette année encore, son tout premier tube « Starry Eyed », sorti en 2009, est revenu dans les charts anglais après avoir dominé les tendances TikTok. Preuve que son catalogue continue de trouver de nouvelles oreilles.

Sur Vertige Radio, on garde évidemment un œil — et une oreille — sur « Ravers ». Si c'est bien la direction que prend la suite, la piste de danse n'a pas fini d'entendre parler d'Ellie Goulding.