Six jours de musique, quatre lieux et une île entière au rythme de la chanson francophone : les Francofolies de La Réunion ont bouclé dimanche 6 septembre leur neuvième édition, entamée le 1er septembre. Une formule multi-sites qui a fait voyager le festival de La Clairière au Téat Plein Air, en passant par Lespas et le coeur de Saint-Gilles.

Une affiche volontairement large

Le pari de cette édition tenait dans le grand écart assumé des styles. Le rap avec Disiz et Oxmo Puccino, le reggae avec Taïro, la chanson avec Zaz et Bénabar, l'électro avec Mosimann - producteur et DJ dont les remixes tournent régulièrement sur les radios dance - mais aussi Yael Naim, Solann, Naïka, Aurus, Lo'Jo ou Ino Casablanca. Un mélange qui, sur le papier comme sur scène, ressemble assez à ce que nous aimons programmer : des genres qui se croisent sans se regarder de travers.

La scène réunionnaise à sa place

L'autre marque de fabrique du festival, c'est la présence des artistes locaux au même niveau que les têtes d'affiche métropolitaines. Grèn Sémé, Emma Nona ou Oyri's ont défendu les couleurs de l'île, dans une programmation qui n'a jamais traité la scène réunionnaise comme une simple première partie. Le maloya et le séga continuent d'irriguer une bonne partie de la création musicale de l'océan Indien, et les Francos leur offrent chaque année une vitrine à la hauteur.

À noter aussi, la soirée Francofolies Dann Sin Zil du jeudi 3 septembre, installée gratuitement en centre-ville de Saint-Gilles pour ouvrir le festival au-delà des seuls détenteurs de pass. Une bonne façon de rappeler qu'un festival, avant d'être une billetterie, reste d'abord une fête collective.

La dixième édition se profile déjà pour 2027. En attendant, les artistes croisés cette semaine à La Réunion continuent de tourner dans nos playlists.