Il y a des disques qui vous transportent ailleurs dès les premières mesures. Sunshine, cinquième album de Jungle paru le 14 août sur Caiola Records, fait exactement cela : onze morceaux, trente-trois minutes, et l'impression tenace d'avoir posé les pieds sur une plage au soleil couchant.

Un trio, enfin

C'est la grande nouveauté de ce disque : Lydia Kitto, longtemps collaboratrice de l'ombre, est désormais membre officielle du groupe aux côtés des fondateurs J Lloyd et Tom McFarland. Et ça s'entend. Elle porte une bonne partie des voix principales, ce qui donne à l'ensemble une chaleur et une souplesse nouvelles. Fini le collectif à géométrie variable : Jungle sonne comme un vrai trio.

Du disco au gospel, sans complexe

Musicalement, le groupe britannique élargit encore sa palette. On y croise du disco pur jus, du funk seventies, des textures house, des passages hip-hop — le rappeur Bas est invité sur « Romeo II » — et même une touche de bossa nova. « Move Like You Do » relance la machine avec un groove qui ne laisse aucune chance aux jambes immobiles. Les singles « Carry On », « The Wave » et « Someday, Somewhere » avaient déjà donné le ton : celui d'un Jungle plus ouvert, plus lumineux, moins obsédé par la pénombre des clubs.

Côté scène, la tournée mondiale s'élance le 9 septembre à Minneapolis, avant de traverser l'Amérique du Nord, le Royaume-Uni et l'Europe cet automne. Le public parisien retrouvera le groupe à Bercy en octobre, avant une série australienne annoncée pour mars 2027.

Un album solaire pour une rentrée qui en avait bien besoin.