Vingt et un ans après avoir envoyé la planète entière sur la piste avec Confessions on a Dance Floor, Madonna a remis le couvert. Son quinzième album studio, Confessions II, est sorti le 3 juillet chez Warner Records, et c'est peu dire qu'il était attendu. La suite d'un disque devenu culte, c'est un pari risqué : la reine de la pop l'a joué franc en rappelant à ses côtés Stuart Price, l'architecte sonore de l'original. Même duo, même ambition : ne jamais laisser retomber le tempo.
Un disque né d'une envie d'échappée
Madonna a expliqué avoir conçu ce disque comme une respiration, après des épreuves personnelles et professionnelles et dans un climat mondial qu'elle décrit comme pesant. Le résultat ne cherche pas la gravité : guérison, pardon, liberté et résilience s'y racontent sur des nappes de house et d'électro pulsatile. L'idée est simple et terriblement efficace : trouver de la force dans le rythme, et se reconnecter aux autres là où elle l'a toujours fait, c'est-à-dire sur un dancefloor.
Côté invités, le carnet d'adresses fait envie et surtout, il fait sens. Sabrina Carpenter vient poser sa fraîcheur pop sur Bring Your Love, Martin Garrix apporte sa science du drop, tandis que Feid et Stromae élargissent la palette vers le reggaeton et une pop européenne plus oblique. Un casting qui traverse les générations et les frontières, sans jamais donner l'impression d'un patchwork.
Un retour au sommet qui ne doit rien au hasard
Le premier extrait, I Feel So Free, avait déjà mis tout le monde d'accord bien avant la sortie. Le titre s'est hissé à la première place du classement Dance/Mix Show Airplay de Billboard fin mai, offrant à Madonna son huitième numéro un sur ce tableau et, surtout, son premier succès numéro un en radio depuis près de dix-huit ans. Il avait aussi démarré en tête des ventes numériques dance. Voilà qui pose le décor.
Parmi les autres moments forts, Danceteria fait un clin d'œil assumé au New York du début des années 80, celui des clubs où une certaine Madonna Ciccone faisait ses premières armes. Une boucle bouclée, quarante ans plus tard, avec la même obsession : faire bouger les gens. Sur Vertige Radio, ces titres ont déjà trouvé leur place dans la rotation — restez à l'écoute.
